In corde memoria

la légende CONTINUE, AVEC VOUS…

Souvenez-vous, nous sommes en -52 avant Jésus-Christ. La guerrière celte Yvi à l’origine de cette légende vient de perdre la vie durant la bataille d’Alésia, ultime combat pour défendre la culture de son peuple face à l’empire de Rome. Souvenez-vous, nous sommes au bord de la rivière Vindo, actuelle Vendée, non loin du village du Gué-de-Velluire. Tous les Gardiens sont là pour son dernier voyage et respecter ses dernières volontés. Que ses cendres et son épée reposent à tout jamais dans le lit de la rivière pour assurer, même dans l’au-delà, protection et bienveillance sur cette contrée en partie unifiée…

Son ami et druide Fearghael accomplit le rituel funéraire délivrant ainsi, à leur grande surprise, cette dame blanche sur la rive opposée, une Yvi divine et céleste qui désormais rayonnerait sur notre département… d’aucun encore aujourd’hui dise l’avoir aperçue non loin des sites mégalithiques vendéens, la Frébouchère, la pierre merlière à Dompierre-sur-Yon, et bien d’autres lieux encore…

Lors de cette cérémonie funéraire, une fois l’apparition évanouie dans la brume, un gardien apporta pour le grand druide, un bijou posé sur un écrin de fourrure, un bracelet ayant appartenu à Yvi.

Une demande particulière qu’elle avait fait à l’un de ses gardiens forgeron. Un bracelet composé de deux serpents dos à dos, symbolisant le moment où elle avait récupéré l’Oeuf de serpent non loin de Dompierre. Un œuf qui avait grossi au fil de leur périple à force d’emmagasiner la connaissance du monde. Oeuf que le druide avait dû figer dans le granit car devenu intransportable et aussi, afin que ce savoir sans limite ne tombe pas entre de mauvaises mains…

Sur chaque serpent de ce bracelet, trois oeufs de pierre, symbolisant les trois clans de coeur d’ Yvi. Un bracelet qui désormais, restait l’unique symbole matériel de son combat. Le druide le prit en main. Puis d’un mouvement lent et plein de compassion se tourna et le tendit vers un enfant en pleurs que portait un jeune celte dans ses bras.

“ Vois ici l’héritage de ta mère mon enfant, porte-le à travers le temps, que son image et son idéal perdurent à travers les siècles”.

L’enfant encore en bas âge, semblait tendre les mains comme pour saisir ce bracelet, plus qu’un bijou, un symbole. Le druide su à ce moment que le combat d’Yvi n’était pas vain, que les gardiens allaient relayer son histoire et ses belles valeurs lorsqu’aux creux des mains du nourrisson, il vit cette marque de naissance bien distincte, …. un Y. La marque d’Yvi, la marque de son prénom, le symbole de son épée, de sa peinture de guerre qu’elle appliquait sur son visage avant chaque combat…

Vous avez un Y au creux de la main ? Peut-être êtes-vous alors un descendant direct de cette mystérieuse Yvi…

Divine Hedda, viking au Mont des Alouettes en Vendée