Divine Hedda, viking en Vendée

la légende CONTINUE, AVEC VOUS…

Il y a un an ma rencontre avec Théobald, dit « Rabat L’Aigaïl », allait elle aussi bousculer ma vie. À l’issu du combat, incapable de ramener seul Hedda chez moi, il était venu avec quelques Gardiens comme ils aimaient à s’appeler. Je leur offris le gîte et le couvert pour la nuit. Une nuit incroyablement riche en émotions et connaissances. Un joli programme mais bien difficile à mettre en oeuvre.

Théobald me raconta une légende née il y a plus de 800 ans. Une jeune guerrière celte qui avait réuni en partie les trois grandes tribus de cette contrée, cette guerrière se prénommait Yvi. Cette Yvi avait un idéal de bienveillance sur cette terre et les siens, un idéal qui se résumait à huit grandes valeurs essentielles : Le respect, le courage, la bienveillance, l’honneur, la sagesse, la cohésion, la liberté et l’énergie. Théobald et ses amis en étaient les Gardiens, les garants de cette unité, de cet esprit d’Yvi qui en ces périodes troubles devenait un esprit de vie et de survie. Frappant de son bâton de pouvoir le sol, bâton de commandement, héritage de ces temps anciens, il se dressa en se présentant comme le chef de clan de ce secteur. Il m’invita à les rejoindre et continuer à propager moi aussi ces huit belles valeurs. Comment refuser, gardien je l’étais en fait depuis toujours sur ma colline, ne me manquait plus que le courage, acquis ce jour-là, au coeur de la bataille.

Il me remis en main le casque du chef Viking Hasting arraché quelques heures plus tôt sur le terrain d’affrontement. Il m’en confia la garde, la protection, faire de ce casque une relique des Gardiens, la preuve vivante qu’ensemble, fort des valeurs de l’esprit d’Yvi, fort des valeurs de l’esprit de vie, tout est possible.

Il y a un an maintenant… Le casque est toujours en ma possession et Hedda, malgré le fait que l’envahisseur soit son peuple, protège avec ferveur cette relique, symbole d’une résistance de coeur. Mais les attaques nordiques se succèdent, se rapprochent à nouveau, toujours plus violentes… sans compter le s bretons qui eux aussi ne perdent pas une occasion de batailler.

Nous n’avions plus le choix, à mon grand désespoir, nous allions devoir quitter cette colline, notre mont aux Alouettes pour mettre la relique en protection. Le vent nous porta aux oreilles que des gardiens érigeaient partout, de çà et là, des tours de bois défensives afin de lutter contre les invasions.

Après un ultime lever de soleil, je préparais notre compagnon de route, un magnifique cheval blanc, cadeau de Théobald et partîmes en quête d’un de ces abris. Notre périple nous mena à la motte féodale du Plessis Bouchard entre plaines et haut bocage vendéen. Un fortin de bois y était aménagé avec une tour de guet, de quoi former un axe de défense et organiser une autorité militaire en son sein.

Notre vie fût consacrée à protéger cette relique, élever au mieux nos enfants aussi dans cet esprit de partage et de bienveillance malgré une époque sombre et difficile. Ces enfants qui à leur tour allaient devenir des Gardiens et protéger cette relique. Relique qui par la suite fût précieusement cachée au sein d’un nouveau bâti de défense, maçonné cette fois-ci , à deux pas d’ici, le donjon de Bazoges-en-Pareds.

Divine Hedda, viking au Mont des Alouettes en Vendée