Rabat l'aigaïl clan du bocage en Vendée

la légende CONTINUE, AVEC VOUS…

Huit années ont passés, les Vikings sont à nouveau aux portes des Herbiers.

Je ne suis toujours qu’un simple paysan accroché à ma colline, bâton de gardien de troupeau en main. Le hasard m’a placé là, au coeur de la bataille. Les vikings au pied de la colline, les hommes du Comté d’Herbauges à son sommet. Les Hommes du Nord s’élancent vers moi, hache en main, je reste stoïque, droit, presque insolent. Je suis fort de ne rien posséder, juste défendre ma vie…Mais cette fois, je ne suis pas seul… Une centaine d’hommes hurlant d’un même cri déferlent de part et d’autres de moi dans un fracas assourdissant, se ruant sur l’ennemi avec une fougue à la hauteur de l’assaillant…les hommes deviennent des bêtes, s’étripent, littéralement.

Le combat fait rage, je descends vers mon destin, un simple bâton en main. Les hommes du Comté d’Herbauges ne semblent pourtant pas avoir l’avantage et les défenseurs tombent, les uns après les autres…Les Vikings se battent pour gagner un paradis guerrier qu’il leur faut attendre coûte que coûte, le Vallalah, de quoi donner des ailes au combat. Je continue ma descente aux enfers malgré tout. Qu’importe si j’y reste, ils m’ont déjà tout pris…je défendrai la quiétude de ma colline, ses soleils levants, ses silences majestueux. Même si l’issu de l’assaut ne fait aucun doute…ma fin approche, je vais rejoindre les miens.

C’est alors qu’un son de corne survint par derrière la colline… Des silhouettes d’hommes en armes, pourvus d’épées, de fourches et de faux, se dessinent sur la crête. Un géant au milieu des combattants se démarque, côte de maille et bâton en main l’homme pousse un cri de ralliement…Nul ne sait qui ils sont ni d’où ils viennent mais une chose est sûre, le déferlement de cette deuxième vague renverse la situation et provoque l’effroi chez les Vikings.
Le colosse provoque le Chef Hasting et le projette d’un revers de bâton, expulsant son casque au sol. La puissance de cet homme venu de nulle part est surprenante et galvanisante pour les troupes…les vikings fuient. Le géant se saisit alors du casque du chef, lui colle deux cornes à boire arrachées à deux nordiques gisants au sol, et tel un taureau, charge les fuyards afin de clore cette épisode funeste.

Cette vision marquera longuement l’imagerie populaire et affublera les vikings, à tort, de casque à cornes. Les vikings n’ont jamais eu de cornes sur leur casque…mais vous, désormais, vous savez pourquoi…

Pris par le “spectacle” je ne fis pas attention à ce qui m’entourait et un coup au plexus me cloua au sol. Le souffle coupé, apeuré, j’eu juste le temps de lever la tête et voir le scintillement d’une hache se lever au dessus de moi… Une femme, une guerrière, allait d’un bond me fracasser le crâne…. Sa hache lui fût littéralement arrachée des mains et un puissant coup sur la tête l’a mis hors de combat.

Le colosse venait de me sauver la vie… il m’aida à me relever et me nettoya un peu en rigolant…

“ Ahahaha, en voilà donc un fier combattant…tu n’es pas fort certes mais ton regard respire l’honnêteté et le respect. Je te salue…mmm..comment… ? Anasthase ?….Et bien Anasthase, enchanté… moi c’est Théobald, mais mes amis me surnomment Rabat l’Aigaïl ! Il parait que partout ou je passe, la rosée trépasse ahahahaha”.

Il se tourna vers la femme viking, inconsciente, allongée au sol en me disant :
“Et bien mon ami Anasthase, c’est ta prise de guerre, son sort ne dépend que de toi…tu lui fais rejoindre son Valhalla, ou tu la supportes, mais dans tous les cas je te souhaite bien du courage !”

Mont des Alouettes en Vendée