Invasion viking en Vendée

Invasion vikings, le Mont des Alouettes,Villis de Herbertis en Vendée

la légende CONTINUE, AVEC VOUS…

J’avais 15 ans à peine ce jour-là. Une journée magnifique, un soleil levant clair et lumineux me livrait comme spectacle unique toute la beauté du bocage. Le silence d’un nouveau jour qui s’éveille ponctué par les premiers chants des Alouettes. Moi, Anasthase, jeune paysan me voilà sur le toit du monde, mon monde, sur les hauteurs de la plus belle des collines…

 Cette colline  Jules César lui-même  établit une légion, la Légion Alauda. Un jour comme les autres, un jour qui pour moi se résumait à surveiller mon troupeau afin qu’il puisse paître tranquillement les premières pousses du printemps. Bienheureux spectateur privilégié de cette belle lumière du matin qui allait pourtant annoncer les heures les plus noires de ma vie. Mon village, au loin, des fumées noires qui s’épaississent, des cris qui déchirent le silence, des cris torturés, des cris suppliants…Ils sont là.

Hasting…certains le prétendent fils du roi viking Ragnar Lodbrock, d’autre troyen ayant rejoint les danois. Une chose est certaine, ce chef et ses hommes dévastent tout et apportent la mort. Ils détruisent, pillent, égorgent et kidnappent dans un assaut aussi violent que rapide les habitants de mon village…Si pour certain la guerre est un art, pour les vikings, elle est une évidence et une nécessité. Un homme du nord ne mesure pas sa valeur à la sueur de son travail, mais à sa détermination et sa fougue au combat.

Terrassé par ce spectacle destructeur un ultime instinct me fit jeter dans un fourrée, caché. Un bruit sourd jaillit de mon côté…trois hommes du nord à cheval rassemblent mon troupeau pour le diriger vers le village…le combat ennivre mais ouvre aussi l’appétit… Leurs jambes et leurs haches sont maculés du sang des miens, je reste prostré, paralysé, n’osant même plus respirer…je resterai un jour et une nuit tapis tel un chien dans cet espace de verdure qui avait su me protéger, ma colline.

Le lendemain, hagard, dans mon village, mes pieds allaient fouler les cendres de ma vie, les cendres qui allaient nourrir ma terre, les cendres de mes souvenirs…Je n’ai rien d’exceptionnel non, je ne suis qu’un simple paysan,mais ce jour-là, le printemps, pourtant symbole de renaissance, venait de signer la fin des miens.

Depuis, pour nous défendre de ces invasions régulières, les seigneuries du Bas-Poitou ( actuelle Vendée) se sont organisées pour créer une ligne de défense, le Comté d’Herbauges. Trois pagi sont ainsi réunies pour mettre à disposition des troupes militaires mobiles sur les lieux en proie aux massacres. Arballicus (Herbauges), Metallicus (Les Mauges), Teofalicus (Tiffauges) pour ne pas les citer… une lueur d’espoir, un répit ?